PORTRAITS

"Il veut connaître toutes les motivations de son personnage et de chaque situation dans les moindres détails. Epuisant ? Pas quand vous voyez le résultat." Sydney POLLACK, réalisateur de BOBBY DEERFIELD.

"Al Pacino est, avec son alter ego Robert De Niro, l'acteur le plus influent de sa génération. Il ne joue jamais, mais devient ses personnages. Avec ce regard de chien battu et cette douleur rentrée qui lui confèrent une grâce peu commune, Al Pacino semble tourner chaque film comme si sa vie en dépendait. Une légende vivante". STUDIO MAGAZINE

On ne peut qu'admirer Al Pacino tellement ses rôles ont marqué le cinéma, ses interprétations ont toujours été subtiles, nuancées, riches et justes. Même lorsqu'il doit en faire trop, il demeure au bon niveau. Il est à ce titre emblématique du cinéma des années 70, héritier des Brando, Newman et autres McQueen.
Il joue avec son image, à varier le même thème : ni looser, ni héros. Il recherche la profondeur, une sorte de vestige sans âge d'un cinéma qui n'existe plus. C'est de ce bois que sont faits les grands acteurs. Lui en fait un matériau inaltérable, quelque soit le genre dans lequel il nage, quel que soit la rage qu'il a à exprimer. Il sait que le cinéma qui l'a consacré n'existe plus. Il n'a plus rien à prouver".
ECRAN NOIR.FR







SCENES DE FILMS


Le parrain

Le parrain II

Le parrain III

Serpico

Révélations

L'impasse


Heat


Scarface

Le temps d'un week end


Frankie et Johnny

Simone

Insomnia

 

BIOGRAPHIE

Né de parents siciliens le 25 avril 1940, Al Pacino vit avec sa mère Rose chez ses grands-parents. Il s'intéresse très tôt au théâtre et participe à des petites représentations pour son école. A 14 ans, il entre à la High School of Performing Arts, qu'il doit quitter 3 années plus tard notamment parce que son niveau en anglais est trop faible. Il se lance alors dans une suite de petits jobs divers et variés tout en ne perdant pas de vue le théâtre. L'argent qu'il a économisé lui permet d'intégrer le très prestigieux Actor's Studio en 1966. Fort de ce succès personnel, il reçoit son premier Obie (récompense pour le théâtre) en 1968 pour The indian waits the Bronx . Dès l'année suivante, il reçoit son premier Tony award (il en obtiendra un autre en 1977 pour une autre pièce de théâtre intitulée, Does the tiger wear a necktie).

 

Dans les années 70, ses débuts au cinéma sont assez remarqués . Après une apparition dans Me, Nathalie de Fred Coe en 1969, il obtient le rôle principal dans l'excellent Panique à Needle Park ( 1970 ) de Jerry Schatzberg.
Sa carrière cinématographique prend son envol et Al Pacino enchaîne une série de films qui oscillent entre l'excellent et le chef-d'œuvre.
C'est alors qu' en 1972, alors que les producteurs tentent de lui imposer Robert Redford pour le rôle de Michael Corleone dans Le Parrain, Francis Ford Coppola choisit Al Pacino qui est quasiment inconnu à l'époque. Le film est un énorme succès et lance définitivement sa carrière.
En 1974, il reprend avec succés le rôle de Michael Corleone pour le second volet du Parrain. Cette fois, c'est Robert De Niro qui interprète Vito Corleone ( dans sa jeunesse ). Ce film permet aussi à Pacino de montrer l'étendue de son talent.

Les années 80 débutent fort avec son rôle dans un très sombre polar et, ce qui est sans doute le meilleur film de William Friedkin, la chasse.

En 1983, c'est sa rencontre avec Brian De Palma qui lui offre le rôle de Tony Montana dans Scarface, remake du film de Howard Hawks ( 1932 ). Pour toute une génération, Tony Montana est le plus grand ( et le plus connu ) des personnages cinématographiques, et Al Pacino est exceptionnel.

En 1993, il remporte l'Oscar du meilleur acteur pour" Le temps d'un week-end".

Pendant la période qui s'étend de 1984 à 1990 Al Pacino se perd dans une misère artistique avant de retrouver un grand rôle. Cela sera, tout d'abord, et dès 1990, Michael Corleone pour la troisième et dernière partie du Parrain.

Il enchaine depuis les tournages au rhytme d'un film par an en moyenne et est régulièrement récompensé pour la qualité de son jeu. Au cours des douze années précédentes, il a été cité quatre fois aux Oscars pour "Serpico", "Le parrain 2è partie", "Un après midi de chien" et "Justice pour tous", et trois fois à l'Oscar du meilleur second rôle, pour "Le parrain", "Dick Tracy" et "Glengarry". Lauréat du Golden Globe pour "Serpico", Pacino à également obtenu l'Américan Comedy Award 1990 pour le rôle de Big Boy Caprice dans "Dick Tracy".

En 2001, Al Pacino a obtenu aux Golden Globe Awards, "le Cecil B De Mille Award" pour l'ensemble de sa carrière.
En 1996, Pacino passe derrière la camera pour témoigner de sa fidélité au théâtre, avec Looking for Richard, mi-adaptation de Richard III de Shakespeare, mi-documentaire sur le tournage de la pièce dans le film intitulé "American Actors and Shakespeare".

En 1995 et 1999, Michael Mann lui offre deux rôles à sa mesure : le flic tenace de "Heat" et le journaliste en mal de sensations dans l'excellent "Révélations".

Avec le film "S1mone" , la comédie loufoque d'Andrew Niccol, Al Pacino prouve une nouvelle fois au public qu'il peut s'adapter à n'importe quel type de rôle. L'année suivante, il joue pour la première fois aux côtés de Robin Williams dans le remake d'un film suédois : "Insomnia" , le duo fonctionne à merveille et le film est une réussite, Al Pacino est excellent dans son rôle de flic fatigué et désabusé.

C'est le temps des duos ! Après Robin Williams c'est au tour de la star montante Colin Farrell de partager l'affiche du film "La Recrue" avec Al Pacino. En 2003 sort "Influences" avec Kim Basinger et Téa Léoni, un film malmené par la critique mais sauvé par l'excellente prestation d'Al Pacino.

"Le Marchand de Venise" (2004) marque un retour aux sources pour Al Pacino dont le théatre reste son premier amour, il y joue le rôle de Shylock, un marchand juif.

En 2006, on peut retrouver Al Pacino dans "Two for the money" dans le rôle d'un bookmaker aux côtés de Matthew Mc Conaughey et Rene Russo. En 2007 il devient expert universitaire en psychiatrie criminelle pour les besoins de "88 minutes" de Jon Avnet avant de rejoindre l'équipe de braqueurs cools sur le tournage d'"Ocean 13" de Steven Soderbergh.

Al Pacino ne s'est jamais marié, mais il est cependant père de trois enfants : Julie-Marie avec Jan Tarrent, les jumeaux Nathan et Olivia avec l'actrice Beverly d'Angelo (dont il est séparé).


Al Pacino et sa fille ainée Julie-Marie.

Al Pacino en compagnie de Beverly d'Angelo et leurs deux jumeaux, Nathan et Olivia.


Au mois de juin 2007, Al Pacino s'est vu décerner le "Life Achievement Award" par l'AFI (American Film Institute) pour l'ensemble de sa carrière. Il rejoint au panthéon des célébrités du cinéma : John Ford, Orson Welles, Alfred Hitchcock, John Huston, Steven Spielberg, Sir David Lean, Martin Scorsese, Jack Nicholson...et Sean Connery qui a été honoré l'année dernière.

En 2008, Al Pacino retrouve Jon Avnet, le réalisateur de "88 minutes" et un autre acteur mythique, Robert de Niro, pour le thriller "La loi et l'ordre". Il y joue un policier expérimenté qui traque avec son coéquipier un serial killer.



FILMOGRAPHIE SELECTIVE

1969 - Me, Natalie (Coe)
1971 - Panique à Needle Park (Schatzberg)
1972 - Le parrain (Francis Ford Coppola)
1973 - L'épouvantail (Schatzberg)
1974 - Serpico (Sidney Lumet)
1974 - Le parrain 2 (Francis Ford Coppola)
1975 - Un après midi de chien (Sidney Lumet)
1977 - Bobby Deerfield (Sydney Pollack)
1979 - Justice pour tous (Norman Jewison)
1980 - La chasse (William Friedkin)
1982 - Avec les compliments de l'auteur (Hiller)
1983 - Scarface (Brian De Palma)
1985 - Revolution (Hugh Hudson)
1989 - Sea of Love (Harold Becker)
1990 - Dick Tracy (Warren Beatty)
1990 - Le parrain 3 (Francis Ford Coppola)
1990 - The Local Stigmatic (Pacino)
1991 - Frankie & Johnny (Gary Marshall)
1992 - Glengarry (Foley)
1992 - Le temps d'un week end (Martin Brest)
1993 - L'impasse (Brian De Palma)
1995 - Instants de bonheur (Foley)
1995 - Heat (Michael Mann)
1996 - City Hall (Harold Becker)
1996 - Looking for Richard (Al Pacino)
1996 - Donnie Brasco (Mike Newell)
1997 - L'associé du diable (Taylor Hackford)
1999 - Révélations (Michael Mann)
1999 - L'enfer du dimanche (Oliver Stone)
2000 - Chinese Coffee (Pacino)
2001 - Insomnia (christopher Nolan)
2001 - S1m0ne (Andrew Niccol)
2002 - People I Know (Algrant)
2002 - La recrue (Roger Donaldson)
2003 - Influences (Daniel Algrant)
2006 - Two for the money (D.J Caruso)
2007 - 88 minutes (Jon Avnet)
2007 - Ocean's 13 (Steven Soderbergh)
2008 - La loi et l'ordre (Jon Avnet)

Réalisations
1996 - Looking for Richard
1990 - The local stigmatic

 


Extrait de "Le temps d'un week end".

 


Extrait de "Insomnia".


AFFICHES DE FILMS