PORTRAITS "Minéral, fascinant, il incarne le bouleversement des valeurs. Ses personnages sont des salauds : il en fait des héros cyniques, des pourris légitimes, à la fois "bon, brute et truand". Ultime cow-boy de la mythologie, il devient Harry le flic extrême, et compose d'étranges figures américaines chez qui l'orgueil transcende l'infortune dans ses films ou ceux des autres". STUDIO MAGAZINE "Plus qu'un nom, une légende. Un exemplaire unique. L'un des plus grands réalisateurs américains, l'égal des John Ford, Howard Hawks et Anthony Mann et un acteur mythique. Des héros immortels, à jamais imprimés dans l'histoire du cinéma.
SCENES DE FILMS
L'année suivante, il intègre les studios Universal et subit l'apprentissage en vigueur à l'époque pour tous les apprentis comédiens. En compagnie de John Saxon, George Nader et Tony Curtis, il suit des cours de maintien, de danse, de combat à l'épée. Surviennent alors quelques apparitions dans des films tels que " La revanche de la créature " de Jack Arnold, en 1954, ou " Tarantula " du même Arnold, l'année suivante. Toutefois, ces prestations ne lui laissent pas un souvenir impérissable et l'incitent à se tourner vers le petit écran, alors en pleine expansion. Clint parvient à décrocher un petit rôle dans la série " Highway Patrol ", un programme produit par Jack Herzberg et Vernon E. Clark et diffusé en 1955/1956, sur les chaînes régionales américaines. Il y incarne un policier à moto qui intègre l'équipe dirigée par Dan Matthews, interprété par Broderick Crawford. Après cette première expérience pour la télévision, survient, quelques années plus tard, un rendez-vous avec la chance et, surtout, un emploi stable. Lors d'une visite à son amie Sonia Chernus au département des scénarios de la chaîne C.B.S., Eastwood est accosté par Robert Sparks, un producteur et le responsable des programmes fiction pour cette même chaîne. Ce dernier remarque la stature de Clint (1m93) et lui propose un rôle pour une série western : " Rawhide ". . . L'histoire se passe au Texas durant les années 1870 lorsque des petits ranchers décident de se grouper afin d'aller vendre leurs troupeaux à des prix intéressants en les convoyant jusqu'aux lignes de chemin de fer au Kansas. Clint devient Rowdy Yates, un convoyeur de bétail qui seconde Gil Favor, le héros interprété par Eric Fleming. Un contrat est signé pour 30 épisodes dont le premier est diffusé le 09 janvier 1959 à 20 heures. Le thème musical signé Dimitri Tiomkin est chanté par Frankie Laine. Il accompagnera les spectateurs de C.B.S. pendant 217 épisodes, jusqu'au 08 février 1966. Lors de la production de ce programme, Clint Eastwood profite de l'expérience des nombreux metteurs en scène utilisés : Ted Post (qu'il retrouvera, en 1973, pour " Magnum force "), George Sherman, Buzz Kullik, Tay Garnett, Jesse Hibbs, Stuart Heisler, etc... Les délais accordés pour la réalisation d'un épisode, 6 jours de tournage pour 52 minutes, ont laissé une trace indélébile dans la façon qu'eut Eastwood d'envisager la mise en scène au début des années 1970 : rapidité de tournage, nombre de prises limité, fidélité à des techniciens ou des musiciens. Alors que la série entre dans sa cinquième saison, Clint Eastwood est l'objet d'une bien curieuse sollicitation. Un certain Sergio Leone voudrait lui faire tourner un western en Espagne ! C'est " Yojimbo " de Kurosawa qui lui donnera le matériau de départ du film qu'il adaptera sous le nom de "Pour une poignée de dollars". En mars 1963, Leone se rend en Espagne, à Colmenar, un petit village près de Madrid où y subsiste un village western conçu pour les tournages et abandonné depuis trois ans. Ce studio en plein air convient à Léone. Le tournage de la photographie principale nécessite sept semaines émaillées de nombreux incidents. Puis, à Rome, le film est postsynchronisé et nanti d'une musique signée par un illustre inconnu : Ennio Morricone. La première projection a lieu à Florence, en août 1963, et tout semble réuni pour un enterrement de première classe selon ceux qui l'ont vu et qui restent imperméables à l'univers de Leone. Pourtant, le miracle se produit. Un cas unique dans les annales du 7e Art. Sans publicité, sans aucune critique, uniquement par le bouche à oreille, le film trouve son public. Pour l'acteur principal, débute alors une double carrière : le gentil Rowdy Yates aux USA et le mercenaire froid, impassible en Europe. Deux autres opus viendront s'ajouter à la liste : " Et pour quelques dollars de plus " en 1965 puis " Le bon, la brute et le truand " en 1966. L'influence de Leone sera déterminante sur le futur cinéaste Eastwood. Il suffit de revoir " L'homme des hautes plaines " qu'il dirigea, en 1973, ou " Pale rider ", en 1983, pour s'en rendre pleinement compte. A la fin des années 1960, Clint Eastwood est devenu une personnalité qui compte dans l'industrie du 7e Art. Aussi, peut-il se permettre de créer sa propre société de production, "la Malpaso Company" (malpaso signifiant " mauvais pas ") en souvenir des temps plus difficiles qu'il connut dans sa jeunesse. La première proposition intéressante qui arrive sur son bureau émane du studio où il fit ses débuts quelque quatorze ans auparavant : la Universal. Le script expédié s'intitule " Coogan's bluff ", un film policier qui va lui permettre de rencontrer celui qui sera l'artisan de sa gloire aux USA : Don Siegel. C'est en 1968 qu'il entame sa collaboration avec Clint Eastwood. " Un shérif à New York " est le premier opus qui jette les bases du film policier urbain et violent en vogue aux Etats-Unis. Suivront " Sierra Torride ", un western tourné en 1970, où Clint a pour partenaire Shirley Mc Laine. Puis, en 1971, un premier choc avec " Les proies " ou Clint se fait littéralement émasculer par une troupe de jeunes filles, pendant la guerre de Sécession. Le film fut taxé d'ultraviolence.
En 1973, il divorce de Maggie Johnson qu'il épousa en 1953 et dont il eut deux enfants (Kyle et Alison) , ce qui lui coutera 25 millions de dollars. Cette même année, il surprend agréablement en réalisant un film intimiste " Breezy ". L'année suivante, il donne sa chance à un jeune réalisateur, Michael cimino, pour réaliser "Le canardeur". Deux ans plus tard, il rencontre Sondra Locke -qui deviendra sa compagne- sur le tournage de "Josey Wales hors-la-loi". En 1978, il aborde le registre de la comédie avec "Doux, dur et dingue" de James Fargo. L'année suivante, il retrouve son ami Don Siegel pour "L'évadé d'Alcatraz".
En 1982, Clint réalise son film le plus personnel, " Honkytonk man " dans lequel il a pour partenaire son fils Kyle. Clint Eastwood passe régulièrement derrière la caméra. Peu après, il reprend pour la 4 ème fois le rôle de l'inspecteur Harry dans " Le retour de l'inspecteur Harry" qu'il réalise lui-même. Durant l'été 1984, Clint Eastwood laisse ses empreintes devant le Chinese Theater d'Hollywood. En 1985, il se rend pour la première fois au festival de Cannes pour présenter son film "Pale Rider".
Deux ans plus tard, il reviendra en France pour présenter "Bird" un film retraçant la vie du musicien Charlie Parker.
L'année 1993 marque le retour en force de Clint avec "Dans la ligne de mire" réalisé par Wolfang Petersen. Ce sera le plus gros succès commercial de toute sa carrière. La même année, il dirige Kevin Costner dans "Un monde parfait". Puis il enchaîne avec " Sur la route de Madison ". Une histoire d'amour ou Meryl Streep lui donne la réplique. Après s'être séparé de Frances Fisher avec qui il a eu une fille, Francesca, il rencontre Diana Ruiz, une journaliste venue l'interviewer. Ils se marient le 31 mars 1996 à Las Vegas. De cette union naîtra une fille en décembre. En 1997, il tourne "Minuit dans le jardin du bien et du mal" pour lequel il n'est que réalisateur. Dans ce film, il met en scène sa fille Alison. En 2000, à 70 ans, il aborde pour la première fois la science-fiction avec "Space Cowboys", où il partage l'affiche avec trois compères de sa génération ou presque : James Garner, Donald Sutherland et Tommy Lee Jones. Présentant ce film à la Mostra de Venise, il reçoit à cette occasion un "Lion d'or" pour l'ensemble de sa carrière.
En octobre 2006 et début 2007, Clint Eastwood nous revient uniquement en tant que réalisateur avec deux films qui relatent l'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire militaire américaine : la bataille d'Iwo Jima, qui opposa en 1945 les Etats-Unis et le Japon sur une petite île du pacifique. Le premier film, intitulé "Mémoires de nos pères" est la vision du conflit à travers le destin de six marines (interprétés entre autres par Ryan Philippe, Adam Beach, Paul Walker...) , alors que le second, "Lettres d'Iwo Jima" s'inspire de la correspondance du lieutenant-général japonais, Tadamichi Kuribayashi (interprété par Ken Watanabi).
C'est la première fois dans l'histoire du cinéma qu'un film de guerre est traité des 2 "côtés" de la barrière par le même réalisateur.
En février 2009, il a reçu des mains de Gilles Jacob et Thierry Fremaux, la palme d'or spéciale saluant l'ensemble de son oeuvre. En 2010, le réalisateur confie le rôle de l'homme politique Nelson Mandela à Morgan Freeman dans "Invictus", avec Matt Damon. Ce dernier s'illustre de nouveau dans le film suivant d'Eastwood intitulé "Au delà", une réflexion crépusculaire sur une éventuelle vie après la mort. Après Mandela, c'est au tour du directeur du FBI John Edgar Hoover de faire l'objet d'un traitement par le metteur en scène dans "J. Edgar" avec un Leonardo DiCaprio méconnaissable dans le rôle titre. |
FILMOGRAPHIE SELECTIVE Réalisations |
Extrait de "Sur la route de Madison"
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AFFICHES DE FILMS
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