PORTRAITS

"Il demeure eternellement la preuve de la jeunesse du monde" LOUIS ARAGON, poète et romancier français.

"Il aurait pu n'être qu'un jeune premier jouant de son charme et de sa séduction, mais il était trop exigeant pour ne pas se méfier de ses dons. En pleine gloire cinématographique, il se lance également dans l'aventure du théâtre avec le TNP et Jean Vilar. Cette double carrière menée avec succés, ce mélange de panache et de vulnérabilité, cette grâce infinie, cette lumière qu'il dégage à l'image, son engagement dans le siècle, ainsi que sa mort prématurée, font de lui l'incarnation des idéaux éternels de la jeunesse." STUDIO MAGAZINE

 


 

SCENES DE FILMS


Fanfan la tulipe

Pot bouille

Le rouge et le noir


Les grandes manoeuvres

Monsieur Ripois

Les belles de nuit

La chartreuse de Parme

Till l'espiègle

La beauté du diable

Les orgueilleux

Les liaisons dangereuses

Le diable au corps


BIOGRAPHIE

Gérard Albert Philipe est né le 4 décembre 1922 à Cannes d'un père avocat, Marcel Philip, et d'une mère peu conventionnelle qu'il adore et qu'il a surnomée "Minou". Il a un frère ainé prénommé Jean.. Bon élève mais renfermé, il poursuit ses études sans grande passion dans des internats religieux. Une fois son baccalauréat obtenu en 1940, son père le prédestine aux études de droit.

Gérard (à droite) entouré de sa mère et son frère Jean.

Sa première sensation de comédien, Gérard la découvre lors d'un gala au profit de la croix rouge en récitant "Le poisson rouge", un poème de Franc-Nohain. Entre temps, Marcel Philip a quitté la robe d'avocat pour le costume d'administrateur du Park Hôtel. La guerre qui fait rage amène son flot de personnalités dans le sud de la France et les dons de cartomancienne de "Minou" les attirent à l'hôtel. Des rencontres ouvriront alors de nouvelles voies à Gérard : il veut devenir comédien.
Tout débute réellement en 1941 par une conversation au cours de laquelle "Minou" demande à Marc Allégret de rencontrer son fils. Elle veut savoir si elle doit encourager Gérard à se diriger vers le métier de comédien. Suite à cet entretien, Marc Allégret oriente Gérard vers les cours d'art dramatique de Jean Huet à Nice. C'est dans ce cours qu'il rencontre Jacques Sigurd et Danièle Delorme, deux noms qui côtoieront le sien tout au long de sa vie. Il passera une audition pour "Le blé en herbe" que souhaitait réaliser Marc Allégret avec lui et Danièle, mais finalement le film ne se fera pas.
Gérard débute au théâtre dans une mise scène de Louis Ducreux : "Une grande fille toute simple" puis part en tournée pendant l'hiver 42-43 avec "Une jeune fille savait". Il participe également au tournage de "La boîte à rêves" de Yves Allégret et "Les petites du quai aux fleurs" de Marc Allégret. Il n'a qu'un rôle de figuration dans le premier et un petit rôle secondaire dans le deuxième. Entre temps, toute la famille part s'installer à Paris, rue du Paradis.

En octobre 43, Gérard interprète le rôle de l'ange dans "Sodome et Gomorrhe". C'est son premier vrai succès personnel. Puis, il décide d'entrer au conservatoire dès l'automne 43. Il suit les cours de Denis d'Ines la première année, à la fin de laquelle il obtient un second prix de comédie, puis ceux de Georges Le Roy la seconde année. Pendant cette deuxième année, il joue dans "Au petit bonheur" et dans "Fédérico" puis décide de l'interrompre définitivement pour jouer à partir de juin 45 le double rôle de Simon et François dans "Le pays sans étoiles" de Georges Lacombe. Lors de sa sortie en salle en mai 1946, la critique est réservée sur le film mais pas sur le jeu de Gérard. Le 26 septembre 45, Gérard obtient son deuxième succès personnel avec sa création de "Caligula" au théâtre.

Dans le rôle de "Caligula" au théâtre.
En compagnie d'une de ses partenaires au théâtre, Danièle Delorme.

Suite à la défection de Jean-Louis Barrault, initialement prévu pour le rôle du prince Muichkine, Gérard débute le tournage de "L'Idiot" au printemps 46, sous la direction de Georges Lampin. Après ce tournage fatiguant, Gérard part se reposer dans les Pyrénées avec son ami Jacques Sigurd chez Nicole Fourcade. A son retour, il aménage avec lui rue du Dragon.
L'automne 46 voit François, le héros du "Diable au corps" prendre le visage de Gérard. Ce rôle, Gérard le refuse d'abord, à cause de la différence d'âge entre lui et le personnage. C'est après en avoir longuement discuté avec Nicole Fourcade pendant ses vacances, qu'il décide finalement de l'accepter. En octobre, il quitte la rue du Dragon pour s'installer avec sa mère rue de Tocqueville.

Entre mars et octobre 47, Gérard interprète Fabrice Del Dongo dans "La Chartreuse de Parme" sous la direction de Christian-Jaque. Comme il le fera tout au long de sa carrière, Gérard tourne sans doublure les scènes difficiles (notamment la descente en rappel lorsqu'il s'évade de la prison). C'est pendant ce tournage qu'il obtient le prix d'interprétation masculine au Festival international de Venise pour son rôle dans "Le diable au corps".

Gérard retourne vers le théâtre. Lors du tournage de "La Chartreuse de Parme" il avait étudié "Les Epiphanies" d'Henri Pichette avec Maria Casares. La pièce est montée au théâtre Edouard II sans que Monsieur Beteille, le directeur, ne la lise. Lorsqu'enfin il prend connaissance du texte, il est affolé par le style de la pièce et se rétracte. Gérard va donc louer, à ses frais, le théâtre des Noctambules et y jouer la pièce dès le 3 décembre 47. En 48, il enchaîne avec "K.M.X. Labrador".

Gérard débute le tournage d'"Une si jolie petite plage" en mai 48. . C'est un de ses plus beaux rôles. Il y tenait particulièrement, d'autant plus qu'il a été écrit par Jacques Sigurd, son ami. Sa popularité n'est plus à démontrer et déjà le magazine "Le miroir des vedettes" lui consacre une biographie, il n'a pas 30 ans.

Entre septembre et novembre, il participe au tournage de "Tous les chemins mènent à Rome" dans lequel il interprète le rôle d'un géomètre blond amoureux d'une vedette de cinéma. Cette vedette, c'est Micheline Presle, sa partenaire du "Diable au corps", qui l'interprète. Le film recevra un accueil mitigé lors de sa sortie en salle en septembre 49. En mars 1949 il joue dans "Le Figurant de la gaieté" puis enchaîne durant l'été 49 avec le tournage de "La beauté du diable". La collaboration entre Gérard et Michel Simon n'est pas facile car Michel n'apprécie pas Gérard. Leur relation restera strictement professionnelle. Dans ce film, Gérard a le double rôle de Méphisto et de Faust jeune.

En octobre, après une période de cache-cache avec le reste du monde, Gérard s'installe boulevard Inkerman avec Nicole Fourcade qu'il a rebaptisée Anne. Une photo les montrant dansant tous les deux avait été publiée dans la presse et le commentaire disait que Gérard dansait avec une inconnue choisie au hasard dans la foule ! Personne n'avait soupçonné la vérité et les gens avaient probablement d'autres rêves d'union pour Gérard. Car la presse souligne souvent "il a tenu les plus belles femmes dans ses bras et c'est Anne qu'il a choisie.. Anne la cérébrale, Anne la volontaire..."

Entre juillet et octobre 1950, Gérard devient Michel dans "Juliette ou la clé des songes". Le film est présenté au festival de Cannes en mai 51 où l'accueil est glacial. Fidèle à ses engagements, Gérard réaffirme publiquement son attachement à ce film et à son metteur en scène. Le film prend sa revanche le 18 mai, lors de sa première projection publique où il est applaudi.

En novembre 1950, Gérard va saluer Jean Vilar dans sa loge à la fin de "Henri VI" et lui fait part de son souhait d'intégrer la troupe du festival et de jouer le Cid. En juillet 51, il travaille le rôle avec Georges Leroy, son ancien professeur. Gérard redonne toute sa jeunesse et sa fougue au personnage de Rodrigue.
La représentation du 15 juillet 51 au festival d'Avignon est un grand succès et les critiques sont unanimement enthousiastes.

Dans ce même festival, Gérard interprète également le "Prince de Hombourg" (16 juillet) et "La Calandria" (17 juillet), deux pièces plus méconnues du public.
A partir de ce moment, la fidélité de Gérard au T.N.P. et à Vilar sera totale et durable. En effet, Gérard ne foulera plus les planches pour d'autres metteurs en scène (mis à part lui-même et René Clair une fois, mais toujours dans le cadre du T.N.P.).

L'été 51 voit Gérard revenir devant les caméras de cinéma avec "Fanfan la Tulipe", rôle dans lequel il peut utiliser sa spontanéité et sa fougue. Ce tournage qui se déroule dans la bonne humeur lui permet de se défouler après les rôles tragiques qu'il vient d'interpréter au théâtre.
Avec ce rôle de Fanfan, sorti dans les salles en mars 52, Gérard devient l'idole des jeunes aux quatre coins du monde. Il aurait pu céder à la facilité en jouant dans "Les trois mousquetaires" qu'on lui a proposé alors mais il préfère refuser.

Le 29 novembre 51, Gérard épouse Anne à la mairie de Neuilly, dans une totale intimité.

L'année 52 le voit tourner dans "Les sept péchés capitaux" de Georges Lacombe et dans "Les belles de nuit" de René Clair. Il se met également en scène avec les trois pièces suivantes : "Nucléa", "Lorenzaccio" et "La Nouvelle Mandragore". Lorenzaccio est difficile à monter en raison de la multitude des personnages et des tableaux. Il y parvient avec brio et le plus grand compliment qu'il ai reçu c'est que certaines personnes attribuent la mise en scène à Jean Vilar.
Le 25 décembre, il participe activement au week-end de Noël du T.N.P. On y voit "le Cid", on y écoute des textes, on y mange et on y danse la musette. Initialement organisé pour un public populaire, ce week-end remporte un grand succès et attire toutes les catégories de public.

Au printemps, 53 Gérard part pour le Mexique tourner "Les Orgueilleux". C'est un Gérard dépravé et crasseux que nous offre la caméra de Yves Allégret. Dans des conditions de tournage difficiles (une chaleur insupportable), il nous montre une nouvelle facette de ses possibilités d'acteur. La scène où, afin d'obtenir une bouteille d'alcool, il exécute une danse saugrenue devant une foule hilare est un moment d'anthologie. A la fin du tournage, il part directement rejoindre la troupe du T.N.P. à Hambourg pour une reprise du "Prince de Hombourg".
Le tournage de "Monsieur Ripois" débute à Londres en juillet 53. Lors du tournage, l'entente est très bonne avec René Clément. En août 53, "Les Orgueilleux" obtient le Lion de Bronze au festival de Venise.
En septembre 53, Gérard participe aux tournages de deux films à sketches : "Si Versailles m'était conté" de Sacha Guitry dans lequel il est d'Artagnan, puis "Les amants de la villa Borghèse" de Gianni Franciolini.

En février 54, Gérard reprend le rôle titre de "Richard II" initialement interprété par Jean Vilar puis entre mars et juin il endosse le costume de Julien Sorel dans "Le Rouge et le noir" de Claude Autant-Lara. Il a hésité à faire ce film, qui sans lui n'aurait pas été réalisé. Passionné par Stendal, Gérard a été déçu par "La chartreuse de Parme", bien trop loin du livre selon lui (et quelques critiques à l'époque de sa sortie).
En juillet 54 Gérard et Anne achètent une propriété à Cergy. C'est un havre de paix où ils aiment se retrouver loin des tumultes de la vie parisienne.
A l'automne 54, la troupe du T.N.P. par en tournée au Canada avec "Le Cid" et "Ruy Blas" puis en Allemagne de l'Est et en Pologne avec "Le Cid" et le "Prince de Hombourg".

Le "Cid".
Le "Prince de Hombourg".
"Ruy Blas".

Le 21 décembre 54, Gérard devient père pour la première fois d'une petite Anne-Marie. Et au printemps 55, toute la famille part s'installer rue de Tournon.

Gérard et sa fille Anne-Marie.

En juillet 55, Gérard retrouve Yves Allégret pour tournage de "La meilleure part". On trouve beaucoup de similitudes entre Perrin, l'ingénieur que Gérard interprète et lui-même : malgré une santé fragile il ne rechigne pas à la tâche et son attachement aux valeurs humaines et syndicales n'est pas feint.
Entre le 21 et le 30 octobre, il part pour Moscou assister à la Semaine du cinéma français puis parcours l'URSS en compagnie de Anne. Lors de ses nombreux voyages à travers le monde (La Chine en 57, le Canada et les Etats Unis en 58 avec le TNP, le Mexique en 59, Cuba), il souhaite rencontrer la population, s'informer sur les conditions de vie et de travail des comédiens. Il affiche clairement son attachement à la gauche et s'engagera dans le syndicalisme en 57.
Un conflit interne menace de faire exploser l'Union des Acteurs, ce qui aurait pour conséquence de retirer le poids du syndicat. Sollicité et aidé de 40 autres membres de la profession, Gérard présente un projet de texte visant à rassembler les "troupes". Ce texte, approuvé par le Syndicat National des Artistes, est rejeté par le Conseil du Syndicat. Gérard décide alors de créer" le Comité National des Acteurs" dont on lui donne la présidence. Ce comité fait vite sentir son pouvoir et 300 acteurs du SNA rejoignent cette équipe. Au centre de sa politique de restructuration de la profession, la décentralisation prend une part importante afin de soutenir les spectacles de province qui ont du mal à exister. En juin 58, Gérard parvient à réunifier le CNA et le SNA en un "Syndicat des Acteurs Français". Devant cette réussite, il est élu à sa tête et l'engagement syndical sera le sien jusqu'au bout.

En novembre 55, Gérard participe au tournage de "Si Paris m'était conté" de Sacha Guitry dans lequel il joue un troubadour.
C'est à cette époque qu'il rencontre Joris Ivens pour mettre en place le projet de coproduction du film "Les aventures de Till l'Espiègle" dont il va assurer la mise en scène. Le tournage débute en février 56 dans des conditions climatiques difficiles. Ce film, auquel il tenait tant ne remporte pas le succès escompté en France et restera le seul qu'il ai mis en scène. Cependant, le film rencontre avec succès son public en Allemagne, où l'histoire touche de plus près la population.

En tant que réalisateur sur le tournage de "Till l'espiègle".

Le tournage de "Montparnasse 19" débute en novembre 1956. Jacques Becker remplace Max Ophüls, trop malade pour travailler à la réalisation du film. Avec ce rôle, Gérard agrandit encore la palette de ce qu'il a déjà montré jusqu'ici. Et pour la première fois, il meurt à l'écran.

En février 57, Anne donne naissance à leur deuxième enfant, Olivier.

Entre mai et juillet 57 Gérard interprète le rôle d'Octave dans le film de Julien Duvivier "Pot Bouille". S'il l'accepte, c'est pour renflouer les caisses laissées vides par le tournage de "Till". En janvier 58 il participe à "La vie à deux" de Clément Duhour puis en juillet 58 il tourne dans le "Joueur" de Claude Autant-Lara. Son rôle exige de lui de s'enlaidir, ce qu'il fait avec plaisir, il aime les postiches et les barbiches.
Le 15 juillet, Gérard interprète Octave dans "Les caprices de Marianne" au festival d'Avignon et reprend "Lorenzaccio". Puis "Les caprices" sont joués à Paris au Palais de Chaillot en novembre.

Le 16 février 59 débutent les représentations de "On ne badine pas avec l'Amour", la mise en scène est assurée par René Clair, dont c'est la première mise en scène au théâtre. Au côté de Suzanne Flon, il présente au spectateur un admirable Perdican, son dernier rôle au théâtre.

De février à juin 59 le tournage des "liaisons dangereuses" de Roger Vadim se déroule entre Mégève et Paris. Gérard y incarne un Valmont moderne, personnage cynique et machiavélique au côté de Jeanne Moreau.
Entre mai et juin 59, le tournage de "La fièvre monte à el Pao" se déroule au Mexique. Luis Bunuel veut faire ce film pour des raisons commerciales. Lors de ce tournage, Gérard Philipe ressent une très grande fatigue.

En juillet 59, Gérard passe ses dernières vacances à Ramatuelle dans le Var. Il se repose et retrouve vivacité et entrain.
Toute la famille rentre à Cergy le 28 septembre. Il met à exécution un projet de longue date, jamais réalisé : il part avec Anne sur la côte Anglaise applaudir Laurence Olivier sur scène. Gérard pense alors sérieusement à jouer Halmet l'année suivante. Le voyage en Angleterre a fatigué Gérard. Les médecins découvrent alors chez lui un abcès au foie qu'ils décident d'opérer le 9 novembre. C'est un cancer primaire du foie inopérable qui se dévoile finalement. Anne est la seule à savoir et ne dit rien. Gérard doit mourir et elle veut le préserver jusqu'au bout. Gérard rentre chez lui rue de Tournon 10 jours après l'opération et replonge dans ses lectures en prévision de rôles futurs. Il souhaite qu'Anne organise des vacances à la montagne pour sa convalescence. Et puis le 25 novembre c'est le choc pour la France qui pleure : Gérard Philipe est mort, à l'âge de 37 ans. C'est dans son habit du Cid qu'il est enterré le 28 novembre 1959 au cimetière de Ramatuelle.

Brève rétrospective, présentée par Léon ZITRONE, de la carrière de Gérard PHILIPE alors que l' annonce de sa mort est tombée dans l'après-midi.
Extrait de "Fanfan la Tulipe" (1951) : scène du duel avec Noël ROQUEVERT. Puis Gérard PHILIPE par France ROCHE, sûrement l'une des dernières, extraite du "Cinépanorama" du 01.08.1959 au cours de laquelle l'acteur parle de ses derniers films , "les Liaisons dangereuses" dirigé par Vadim et "la Fièvre monte à el Pao" dirigé par Bunuel. Extrait de "la Fièvre monte à El Pao" .


 

FILMOGRAPHIE SELECTIVE

1944 LA BOITE AUX RÊVES (Yves Allégret)
1944 LES PETITES DU QUAI AUX FLEURS (Marc Allégret).
1946 LE PAYS SANS ÉTOILES (Georges Lacombe)
1946 L'IDIOT (Georpes Lampin).
1947 LE DIABLE AU CORPS (Claude Autant-Lara).
1948 LA CHARTREUSE DE PARME (Christian-Jaque).
1949 UNE SI JOLIE PETITE PLAGE (Yves Allégret)
1949 TOUS LES CHEMINS MÈNENT A ROME (Jean Boyer).
1950 LA BEAUTÉ DU DIABLE (René Clair)
1950 LA RONDE (Max Ophuls)
1950 SOUVENIRS PERDUS (Christian-Jaque).
1951 JULIETTE OU LA CLEF DES SONGES (Marcel Carné).
1952 FANFAN-LA-TULIPE (Christian-Jaque)
1952 LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX (Georges Lacombe)
1952 LES BELLES DE NUIT (René Clair).
1953 LES ORGUEILLEUX (Yves Allégret).
1954 SI VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ (Sacha Guitry)
1954 MONSIEUR RIPOIS (René Clément)
1954 LES AMANTS DE LA VILLA BORGHESE ("La Rupture", Gianni Franclolini)
1954 LE ROUGE ET LE NOIR (Claude Autant-Lara).
1955 LES GRANDES MANOEUVRES (René Clair)
1955 SI PARIS M'ÉTAIT CONTÉ (Sacha Guitry)
1955 LA MEILLEURE PART (Yves Allégret).
1956 LES AVENTURES DE TILL L'ESPIÈGLE (Gérard Philipe et Joris Ivens).
1957 MONTPARNASSE 19 (Jacques Becher)
1957 POT BOUILLE (Julien Duvivier).
1958 LA VIE À DEUX (Clément Duhour)
1958 LE JOUEUR (Claude Autant-Lara).
1959 LES LIAISONS DANGEREUSES (Roger Vadim).
1960 LA FIÈVRE MONTE À EL PAO (Luis Buñuel).


Extrait de "Pot Bouille ".


Extrait de "La beauté du diable".

 

AFFICHES DE FILMS