PORTRAITS "Une dame très sexy, grâce à sa beauté intérieure. Un magnétisme, une énergie transmise par l'action." Alfred HITCHCOCK, réalisateur des AMANTS DU CAPRICORNE, LES ENCHAINES et LA MAISON DU DR EDWARDES. "Ingrid Bergman incarne l'image de la star déterminée qui n'est pas prisonnière de son statut. Elle a imposé sa beauté naturelle et solaire. Mais elle ne tarda pas à rechercher des rôles plus complexes, plus sombres, plus torturés, et devint la comédienne européenne la plus populaire d'Hollywood." STUDIO MAGAZINE
SCENES DE FILMS
BIOGRAPHIE Fille d'un photographe, Ingrid Bergman naît le 29 août 1915, à Stockholm, capitale du Royaume de Suède. Orpheline de mère (à l'âge de 2 ans) puis de père (à l'âge de 12 ans), dès l'enfance, elle est élevée par un oncle. Adolescente timide et gauche, elle réussit malgré tout à convaincre son tuteur de lui payer des cours de comédie à l'Ecole d'Art Dramatique de Stockholm.
À dix-sept ans, elle fait ses premiers pas au cinéma avec une figuration dans «Landskamp» (1932). L'année suivante, elle sort diplômée de l'Ecole d'Art Dramatique et commence à se produire sur la scène du Théâtre Royal. Edvin Adolphson la remarque et lui offre un petit rôle dans «Le comte de Pont au Moine» (1934). C'est finalement Gustaf Molander qui révèle la jeune suédoise dans «Les Swedenhielms» (1935), suivi de cinq autres productions, dont «Interlude» (1936) qui va en faire une vedette dans son pays. Le succès de cette production dépasse les frontières de la Suède. La qualité du jeu et la beauté de son interprète attirent l'attention du producteur américain David O. Selznick qui l'invite en Californie, en 1939, pour tourner un remake du film. Nouveau triomphe, Selznick lui signe un contrat de sept ans. À Hollywood, Ingrid Bergman s'impose en star par son naturel, avec des interprétations dramatiques ou idéalistes dans une dizaine de films. Elle incarne notamment Ilsa, éprise d'amour pour Humphrey Bogart, dans le légendaire «Casablanca» (1942) de Michael Curtiz ; Maria, la jeune fille espagnole violée qui se réfugie dans les bras de Gary Cooper dans «Pour qui sonne le glas» (1943) de Sam Wood ; La femme de Charles Boyer dans «Hantise» (1944) de George Cukor, couronnée par un premier Oscar et le golden globe de la meilleure actrice. Puis, en 1947, Jeanne d'Arc dans le film éponyme de Victor Fleming. Elle tourne aussi dans trois œuvres du cinéaste Alfred Hitchcock : «La maison du Docteur Edwardes» (1945) avec Grégory Peck, «Les enchaînés» (1946) avec Cary Grant et «Les amants du capricorne» (1949) avec Joseph Cotten.
Au printemps 1948, alors qu'elle est au sommet de la gloire, Ingrid Bergman est bouleversée par la vision du film «Rome, ville ouverte» de Roberto Rossellini. Elle exprime au cinéaste le souhait de travailler avec lui. Ingrid tourne pour Roberto dans «Stromboli» (1950) pour lequel elle obtient le Ruban d'Argent de la meilleure actrice étrangère dans un film italien par le syndicat national italien des journalistes de cinéma. Le coup de foudre est immédiat entre Ingrid et Roberto et déclenche un des plus grands scandales qu'ait jamais connut le monde du cinéma. Elle quitte son premier mari, Peter Linstrom (épousé en 1937), sa fille Pia et Hollywood pour vivre à Rome avec Rossellini. L'Amérique puritaine la dépeint comme un monstre d'amoralité et une mère indigne. Les deux amants se marient en 1950, font trois enfants (Roberto, Isabella, et Isotta) et tournent ensemble cinq autres films.
Après sept ans de mariage tumultueux, le couple divorce et Ingrid retourne aux Etats-Unis pour y commencer une nouvelle carrière. D'emblée elle gagne un second Oscar pour «Anastasia», réalisé par Anatol Litvak. Pardonnée par Hollywood, elle reprend sa place parmi les stars. Elle se marie pour la troisième fois avec Lars Schmidt en 1957. Elle tourne encore dans une douzaine de films et remporte un troisième Oscar (meilleur second rôle) pour «Le crime de l'Orient Express» (1974) de Sidney Lumet. En 1976, elle reçoit un césar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
Pour son dernier rôle au cinéma, Ingrid Bergman renoue avec la Suède et tourne pour Ingmar Bergman dans «Sonate d'automne» (1977).
Ingrid Bergman parlait couramment le suédois, l'allemand, le français, l'anglais et l'italien.
FILMOGRAPHIE SELECTIVE
AFFICHES DE FILMS
|