PORTRAITS

"Isabelle Adjani s'est imposée dès l'âge de 18 ans comme l'une des comédiennes les plus brillantes, spontanées et magiques de sa génération. L'incarnation de personnages mythiques (des femmes blessées, solitaires et trahies qui se battent avant tout par amour) avec une ferveur incandescente et un investissement quasi mystique. Sa carrière alterne longs moments de silence et aventures passionnées. Et où s'écrit un destin". STUDIO MAGAZINE




SCENES DE FILMS


Bon voyage

Camille Claudel

Subway


Possession

Mortelle randonnée

Les soeurs Brontë

L'été meurtrier


Tout feu tout flamme

La reine margot

Barocco

L'annee prochaine si tout va bien

L'histoire d'Adèle H

BIOGRAPHIE

Isabelle Yasmine Adjani est née à Paris (17ème) le 27 juin 1955 d'un père algérien et d'une mère allemande. Elle a un frère de quelques années plus jeune, Eric, célèbre photographe.
C'est en 1969, au lycée de Courbevoie, que la fièvre du jeu s'empare d'elle, puisqu'elle y monte des classiques avec ses camarades de classe. Le cinéma s'empare d'elle dès l'âge de 14 ans, où elle incarne une banlieusarde dans Le petit bougnat, puis, deux ans plus tard, sous la caméra de Nina Companeez dans Faustine ou le bel été. Un petit tour par la télévision avec le feuilleton "Le secret des Flamands" et puis s'en va sur les planches, via la Comédie-Française : elle jouera sous la direction de Robert Hossein dans "La maison de Bernarda Alba", ira deviser sur les banc de "L'école des femmes", mis en scène par Jean-Paul Roussillon, et sera la "Ondine" de Giraudoux.

Isabelle à l'âge de 6 ans.

Isabelle dans sa loge à la Comédie Française. Elle est alors agée seulement de 17 ans, et a été engagée sans même avoir étudié au Conservatoire National d'Art Dramatique, passage normalement obligé. Cet événement exceptionnel est une première.

En 1974, c'est "La gifle" pour tous les spectateurs qui la découvrent effrontée et rebelle à l'autorité de Lino Ventura. Cette comédie de Claude Pinoteau est un triomphe commercial qui la propulse dans deux univers radicalement différents. Tout d'abord, celui délicatement lyrique et tragique de L'histoire d'Adéle H, où elle incarne la seconde fille de Victor Hugo, détruite à petit feu par un amour non partagé. Un rôle qui la propulse au sommet, à la fois en France (première nomination aux César) et aux Etats-Unis (elle y décroche plusieurs prix des critiques américaines et une nomination à l'Oscar). Nouvelle plongée dans la folie, celle du Locataire, tourné et interprété par Roman Polanski, où elle n'y tient que le rôle accessoire d'une voisine.

Elle alterne ensuite comédie légère et drames intimistes : elle sera la fiancée de Depardieu dans un double rôle dans Barocco, signé Téchiné (seconde nomination aux César) ; la victime de Klaus Kinski dans Nosferatu de Werner Herzog ; la boute-en-train d'un orchestre de copains dans Clara et les chics types ; ou au contraire l'une des trois sinistres Sœurs Brontë, dépeintes par Téchiné.
En 1980, Isabelle Adjani frappe très fort au festival de Cannes dans le film Possession, où la voilà amante hallucinée d'une bête visqueuse planquée dans un appartement près du Mur de Berlin. Le jury lui décerne le Prix d'interprétation et la profession également, avec le César de la Meilleure actrice.

Claude Miller en fait une femme fatale dans Mortelle randonnée, puis elle revient avec succès à la comédie, avec L'année prochaine si tout va bien et surtout dans Tout feu, tout flamme, où elle s'amuse à courir après Yves Montand, son filou de père. Le film qui la sacre " chouchoute du public", c'est L'été meutrier, injustement méprisé par la critique. Adapté d'un roman de Sébastien Japrisot, Isabelle Adjani prépare, sous le soleil de Méditerranée, une vendetta contre les violeurs de sa mère. Le film emballe le public et vaut à l'Actrice son deuxième César. Celle-ci est alors en pleine gloire, mais c'est à compter de cette époque que ses apparitions au cinéma se font paradoxalement plus rares.
Après un "flop" sur les planches avec "Mademoiselle Julie" et l'interprétation de la chanson "Pull marine" composée par Serge Gainsbourg, Adjani joue les seconds rôles dans Subway, mais loupe sa deuxième aventure américaine (Ishtar, avec Dustin Hoffman).

Récompensée par un premier "César de la Meilleure Actrice" pour son rôle dans "Possession" en février 1982.
Deuxième "César de la Meilleure Actrice" pour "L'été meurtrier" en 1984, remis par Jack Nicholson et Monica Vitti.
Essai dans la chanson avec "Pull marine" mais également : "ohio", "beau oui comme Bowie"... extraits de l'album intitulé "Isabelle Adjani" (vendu à plus d'un million d'exemplaires à ce jour).

Son incarnation de Camille Claudel, compagne de Rodin, est un succés sous la caméra de Bruno Nuytten (avec un nouveau César en poche), Toxic affair est un fiasco et La reine Margot la remet de nouveau en selle dans un rôle extrême comme elle les affectionne (quatrième César : c'est un record), cette fois dans l'univers de Patrice Chéreau. Diabolique, remake du film de Clouzot, où elle reprend le rôle de Vera Clouzot manipulée par Sharon Stone, est un "flop" commercial et critique. Hormis une apparition clin d'œil dans son propre rôle à la fin de Paparazzi, on ne la voit plus pendant six ans.
Jusqu'à son retour, triomphal, sur scène avec "La dame aux camélias", puis, un an plus tard, avec La repentie, échec retentissant en salle. Avec Adolphe, Isabelle Adjani revient à un domaine où elle a beaucoup excellé : la tragédie. Et endosse le costume d'Ellénore, femme blessée par un amour défaillant.

Troisième "César de la Meilleure Actrice" pour "Camille Claudel" remis en 1989. Elle devient ainsi l'actrice
la plus primée de la cérémonie depuis sa création.

Quant à "Bon Voyage", sorti en avril 2003, c'est un succès mondial, présenté lors de très nombreux festivals. Et peu de temps après, Isabelle fait une apparition humoristique de quelques minutes dans "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran" .

En 2004, elle est l'emblème du catalogue de vente par correspondance La Redoute pour la saison automne-hiver 2004. Elle s'engage dans des causes variées : l'organisation de la Coupe du Monde de Football, l'homéopathie dans les pays défavorisés. Elle fourmille de projets cinématographiques, un peu partout en Europe, en Chine, au Moyen-Orient. Elle fait le tour du monde des festivals : Moscou, Yokohama, Montréal. Elle donne de très nombreuses interviews, et s'offre au public plus qu'elle ne l'a jamais fait depuis de très nombreuses années.



En septembre 2006, Isabelle Adjani a effectué son retour sur les planches dans "Marie Stuart, la dernière nuit" de Wolfgang Hildesheimer au Théâtre Marigny.

Côté vie privée, en 1979, Isabelle donne naissance à Barnabé, fils de Bruno Nuytten, chef-opérateur fétiche de Téchiné.
En 1989, Isabelle tombe amoureuse de l'acteur Daniel Day Lewis, elle disparaît des écrans et part vivre à Londres avec lui. De cette union nait un fils, Gabriel-Kane, le 9 avril 1995 à New-York.
En juillet 2002, Isabelle et Jean-Michel Jarre annoncent leurs fiançailles par voie de presse : il se sont rencontrés il y a quelques mois à peine, mais "il n'y a pas de temps à perdre avec l'éternité". Leur rupture est annoncée en juin 2004 et provoque un tollé médatique. A l'heure actuelle, Isabelle aurait un nouveau compagnon, le chirurgien Stéphane Delajoux.

Avec son fils Gabriel-Kane, né de son union avec l'acteur Daniel Day Lewis.
Avec Jean Michel Jarre, fiancés pendant 2 ans.

Toujours assez rare dans ses rôles au cinéma, elle y revient en 2009, sous l'oeil de la caméra de Jean-Paul Lilienfeld dans "La journée de la jupe" pour lequel elle remporte son cinquième César de la Meilleure Actrice, battant ainsi son propre record. En 2010, elle partage l'affiche de la comédie "Mammuth"avec son ami de longue date et autre monstre sacré du cinéma français, Gérard Depardieu. Elle prête également sa voix à la mère Gothel dans le film d'animation "Raiponce".

FILMOGRAPHIE SELECTIVE

1969 - Le petit bougnat (Michel)
1971 - Faustine ou le bel été (Nina Companeez)
1974 - La gifle (Claude Pinoteau)
1975 - L'histoire d'Adéle H. (François Truffaut)
1975 - Le locataire (Roman Polanski)
1976 - Barocco (André Téchiné)
1976 - Violette et François (Rouffio)
1977 - Driver (Walter Hill)
1978 - Nosferatu (Werner Herzog)
1978 - Les sťurs Brontë (André Téchiné)
1980 - Possession (Zulawski)
1980 - Clara et les chics types (Monnet)
1981 - Quartet (James Ivory)
1981 - L'année prochaine si tout va bien (Hubert)
1982 - Antonieta (Carlos Saura)
1982 - Tout feu, tout flamme (Jean-Paul Rappeneau)
1982 - Mortelle randonnée (Claude Miller)
1983 - L'été meurtrier (Jean Becker)
1985 - Subway (Luc Besson)
1987 - Ishtar (May)
1988 - Camille Claudel (Bruno Nuytten)
1993 - Toxic affair (Esposito)
1994 - La reine Margot (Patrice Chéreau)
1995 - Diabolique (Jeremiah Chechik)
1997 - Paparazzi (Alain Berbérian)
2001 - La repentie (Laetitia Masson)
2002 - Adolphe (Benoit Jacquot)
2003 - Bon voyage (Jean-Paul Rappeneau)
2003 - Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (François Dupeyron)
2009 - La journée de la jupe (Jean-Paul Lillienfeld)
2010 - Mammuth (G. Kervern/B. Delépine)


Extrait de "L'été meurtrier".



Extrait de "La journée de la jupe".


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