PORTRAITS "Star adulée par la planète entière et véritable sex-symbol depuis "La fièvre du samedi soir" et "Grease", John Travolta a connu une ascension fulgurante avant de retomber dans un purgatoire qu'on croyait définitif. Mais, 15 ans plus tard, grâce à son rôle en contre-emploi dans "Pulp fiction", sa carrière et sa légende ressuscitèrent littéralement. Plus qu'une exception, un miraculé." STUDIO MAGAZINE
BIOGRAPHIE John Travolta est né à Inglewood, dans le New Jersey le 18 février 1954 dans une famille de 6 enfants. Sa mère, Helen, est d'origine irlandaise et son père, Salvatore, est fils d'immigrés napolitains. Il prend des cours de claquettes auprès de Fred Kelly, le frère de Gene.
Après avoir joué au théâtre dans les circuits off-Broadway et participé au spectacle rétro des Andrews Sisters "Over Here", il débute devant les caméras dans la série télé "Welcome Back Kotter" produite par James Komack, Ed Simmons, Nick Arnold et George Yanouk. Ce sitcom fut diffusé du 09 septembre 1975 au 03 août 1979 sur ABC. John Travolta y incarnait le rôle d'un italo-américain du nom de Vinnie Barbarino, un étudiant parmi les plus turbulents du Lycée James Buchanan dont ce show décrivait la vie quotidienne. Fort de cette première expérience qui lui apporte une première notoriété, il se fait remarquer, en discoman de choc, dans "La fièvre du samedi soir", en 1977. Cette production mise en scène par John Badham est un succès mondial qui le propulse sur le devant de la scène. L'année suivante, il fait ses grands débuts sur les planches de Broadway dans une comédie musicale : "Grease". Portée à l'écran par le cinéaste Randall Klaiser, cette comédie confirme sa stature mondiale.
Après l'excellent "Blow Out", de Brian De Palma, où il incarne un preneur de son qui enregistre par hasard un accident de voiture d'origine criminelle, et un grand rôle dramatique dans "Urban Cowboy", film hélas resté longtemps inédit en France, les années 80 seront pourtant pour John Travolta une suite de semi-échecs. S'il renouvelle sa performance de danseur modern-jazz dans "Staying Alive", sous la direction de Sylvester Stallone et sur fond de musique des Bee Gees, le cœur n'y est déjà plus. La comédie "Seconde chance", pour laquelle il retrouve Olivia Newton-John, relève même de la catastrophe. Ainsi, aussi surprenant que cela puisse paraître, à la fin des années 1980, John Travolta apparaît comme un acteur en chute libre. Seules les comédies puériles ("Allo maman, ici bébé !" et les suites) ont au moins le bon goût de fonctionner auprès d'un jeune public et de faire découvrir le comédien à une nouvelle génération. Sa seconde consécration, il l'obtient finalement en 1994 avec le triomphe de "Pulp Fiction", et une nomination aux Oscars dans la foulée. Ce film constitue une chance incroyable pour le comédien, alors de nouveau sollicité de toutes parts, et qui accumule les tournages au ryhtme d'un film tous les trois ou quatre mois, et avec les plus grands (John Woo pour "Broken Arrow" et "Volte/face", Costa-Gavras pour "Mad city", Mike Nichols avec "Primary Colors"). Néanmoins, l'acteur à la bonne idée d'alterner les films hollywoodiens avec des productions plus audacieuses ("She's so lovely", de Sean Penn, "La ligne rouge", de Terrence Malick), mais retombe dans le piège d'un échec terrible avec "Battlefield : Earth", sous la direction de Roger Christian. Adapté d'un roman du père fondateur de la scientologie, cette production, qu'il porte à bouts de bras, est une catastrophe en termes d'image pour le comédien. C'est donc avec un plaisir non dissimulé qu'on l'a retrouvé dirigé par un des meilleurs cinéastes d'action à Hollywood dans "Basic" aux côtés de Samuel L. Jackson. En 2003, il tourne pour la première fois dans l'adaptation d'un comic, "The Punisher", dans lequel il incarne Howard Saint, un homme d'affaire véreux et sadique qui est l'ennemi juré du Punisher. Il est de retour sur les écrans avec "Be Cool" où il reprend le rôle de Chili Palmer, il est de même à l''affiche de "Piège de feu", où il donne la réplique à Joaquin Phoenix.
Il vie à Ocala en Floride où il possède une villa architecturée comme un aéroport des années 60 avec des pistes privées et des résidences à Santa Barbara, en Californie, dans le Maine et à Hawa. Il est de plus membre de l' Eglise de Scientologie et fait parti des acteurs les plus demandés et les mieux payés du monde avec 20 millions de dollars par films. En 2006, il est à l'affiche de Love song de Shainee Gabel, aux côtés de Scarlett Johansson. En 2007, il nous revient dans une comédie déjantée : "Bande de sauvages" . " Hairspray" marque le grand retour de John Travolta au genre de la comédie musicale. Il tient le rôle d'une femme par la magie du maquillage, reprenant le rôle tenu par Divine en 1988. La transformation de l'acteur en Edna a demandé des efforts particuliers de la part des maquilleurs du film. Il portait chaque jour pendant quatre à cinq heures un costume de 15 kilos le recouvrant des pieds à la tête et cinq prothèses remplies de silicone (une sur le menton et la lèvre inférieure, deux sur les joues et une faisant le tour du cou et descendant sur la poitrine). Au total, trois costumes de corps complet et un quatrième, un demi-corps entièrement en silicone de 37 kilos, ont été fabriqués pour les besoins du film, ainsi que onze paires de jambes, neuf paires de bras et quarante prothèses faciales. Après avoir donné de la voix en chien héroïque issu des studios Disney dans "Volt star malgré lui", il devient preneur d'otages dans un train en 2009, et mène "l'attaque du métro 123" face à Denzel Washington, et sous la direction de Tony Scott. En 2010, il participe au long métrage du français Pierre Morel : "From Paris with love". Le fils aîné de John Travolta, Jett, est mort à l'âge de 16 ans, le 2 janvier 2009 , dans la maison de vacances de la famille aux Bahamas. Jett aurait apparemment eu une attaque et en tombant, sa tête aurait heurté la baignoire. Le jeune homme souffrait de la maladie de Kawasaki, un syndrome qui provoque une inflammation des vaisseaux sanguins ; l'adolescent était par conséquent régulièrement sujet à des attaques.
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