Lambert Wilson est né le 3 août 1958 à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils de l'acteur et metteur en scène Georges Wilson et de Nicole Mulon, mannequin. Il a un frère, Jean-Marie, né en 1957. Enfant, Lambert est séduit par la magie de la scène, mais n'envisage pas d'embrasser le métier de comédien car il l'estime trop prenant. D'autant que ses parents le protègent du show-business, l'élevant à la campagne. Adolescent, il lui arrive tout de même de porter des hallebardes dans des spectacles du Festival d'Avignon. Mais, à 16 ans, la projection du film de Richard Lester "Les trois mousquetaires" lui fait l'effet d'un electrochoc.
Il suit alors de 1974 à 1978, une formation d'art dramatique au Drama Centre de Londres, où il apprend le métier d'acteur mais aussi le chant et la musique.
|
Ses parents : Georges Wilson (décédé en 2010) et
Nicole (décédée en 2009).
|
Lambert à l'âge de 3 ans sur les genoux de son père à côté de Marguerite Duras. |
Il débute en 1977 dans le film "Julia", sous la direction de Fred Zinnemann qui lui offre un premier grand rôle cinq ans plus tard dans" Cinq jours ce printemps-là", face à Sean Connery. Il commence sa carrière française en 1979 avec "Le Gendarme et les Extraterrestres", de Jean Girault, dans une scène restée culte face à Maurice Rich, puis "La boum 2" de Claude Pinoteau (dans le rôle d'un prétendant de Sophie Marceau alias "Vic"), "La Femme publique" d’Andrzej Żuławski et "Rendez-vous" d'André Téchiné. Il explose en 1987 avec le film "Chouans !" et enchaîne l'année suivante avec "Les Possédés". Mais deux longs métrages bien spécifiques lui permettent de s'imposer aux yeux des critiques et du grand public : "La Vouivre" , adapté et réalisé par son père Georges Wilson et surtout "Hiver 54, l'abbé Pierre" , où il prête ses traits à l'Abbé Pierre. Pour cette performance saluée par la profession, il reçoit le Prix Jean Gabin récompensant les espoirs du cinéma français.
Autre pêché mignon de l'acteur : la chansonnette qu'il aime pousser sous la houlette d'Alain Resnais dans "On connait la chanson" et "Pas sur la bouche" . Dans les années 2000, Lambert Wilson cède aux sirènes de la comédie populaire en s'autoparodiant en dandy de la "Jet set" et en jouant les princes goujats dans "Palais Royal" de Valérie Lemercier. Parallèlement, il entame avec brio une carrière hollywoodienne, incarnant la plupart du temps des personnages machiavéliques dans des superproductions telles que "Matrix reloaded", "Matrix revolution", "Catwoman"... Relevant tous les défis, il prête également sa voix aux films d'animation "Souris city" et "Tous à l'ouest : une aventure de Lucky Luke".
En tant que chanteur, il a enregistré quelques disques dont "Musicals" en 1989 et "Démons et merveilles" en 1997.
Il a été élevé au rang d'Officier des Arts et Lettres par le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres le 7 février 2007.
|
Le 15 octobre 2007, il sort un nouvel album musical intitulé "Loin", dans un registre totalement différent de ses précédentes interprétations dont il a écrit un des textes. Le compositeur est Jean-Philippe Bernaux mais l'album inclut aussi deux compositions de Jean-Jacques Sage également producteur de l'artiste et une de Christophe Mali (Tryo).
|
En 2008, l'acteur continue de surprendre avec sa prestation de détenu possédé dans le futuriste "Dante 01" de Marc Caro. Il reste dans l'univers de la science-fiction en enchaînant avec "Babylon A.D" de Matthieu Kassovitz puis passe par la case thriller, en interprétant le personnage de Pierre Collier dans "Le grand alibi" de Pascal Bonitzer, avant de revenir à la comédie pour les films "Comme les autres" et "Imogène McCarthery".
En 2010, au 63e Festival de Cannes, l'acteur fait sensation dans son rôle du frère Christian dans le film "Des hommes et des dieux" de Xavier Beauvois, récompensé par le Grand prix du jury ; il obtient également une nomination au César du Meilleur Acteur. La même année, il interprète le Comte de Chabannes dans "La princesse de montpensier" de Bertrand Tavernier. Il se produit également sur la scène du Théâtre du Châtelet dans la comédie musicale de Stephen Sondheim "A Little Night Music".
Sa carrière théâtrale est aussi très riche : "Ashes" d'Harold Pinter, "L'Amour de l'Amour","La Machine Infernale", "La Célestine", "Eurydice", "Ruy Blas". Il s'est mis en scène dans "Les Caprices de Marianne" en 1994 et dans "Bérénice", avec son père et Carole Bouquet, en 2008.
Lambert et son père Georges Wilson dans "Bérénice" en 2008
|
Depuis quelques années, le comédien enregistre également la lecture de poésies et de grands textes de la littérature (Musset, Proust, ...).
Le 5 avril 2011, Lambert Wilson s'est vu remettre les insignes d'Officier de l'Ordre National du Mérite par Frédéric Mitterrand.
AFFICHES DE FILMS