PORTRAITS

"En s'offrant à la caméra comme on se donne en sacrifice, Marilyn a atteint un degré d'intimité avec le spectateur auquel aucune autre actrice n'est jamais parvenue. Au delà de sa sensualité, de son charisme, au delà même des films qu'elle a tournés, elle a imprimé sur l'écran ce qu'on croyait impossible : la vie." STUDIO MAGAZINE

"Symbole du Septième Art à l'instar d'un logo pour une multinationale. Elle n'a pas simplement apporté son corps, ses mouvements, sa blondeur, son visage à la pellicule. Marilyn nous aura fait son show, jouant des rires aux larmes, en nous emportant dans sa rivière ... Sans retour". ECRAN NOIR.FR

 


 

SCENES DE FILMS


Certains l'aiment chaud

Le milliardaire

Les hommes préfèrent les blondes

Comment épouser un millionnaire

Quand la ville dort

Chérie je me sens rajeunir

7 ans de réflexion

Eve

Rivière sans retour

Les desaxés

Arrêt d'autobus

Le prince et la danseuse

 

BIOGRAPHIE

Norma Jeane Baker (ou aussi Mortensen sur le certificat de naissance) est née le 1er juin 1926 à 9h30 du matin au Los Angeles Général Hospital. On ignore qui est vraiment son père, le nom de Mortensen est celui du second mari de sa mère mais celui-ci l'aurait quittée avant la naissance de Norma Jeane. D'autre part, sa mère avait une liaison avec un de ses collègues de travail pendant l'absence de son mari et cela durant plusieurs mois.
L'enfance de Norma Jeane est assez chaotique. Sa mère la place en famille d'adoption alors que le bébé n'est âgé que de quelques jours. Sa mère ne vient la voir que le week-end et parfois reste longtemps sans voir sa fille car elle fait de fréquents séjours en hôpitaux psychiatriques.
Les sept premières années de la petite fille sont assez stables. Ayant mis assez d'argent de côté pour s'offrir un bungalow, la mère de Norma Jeane récupère sa fille. Cette situation ne dure pas longtemps car sa mère est de nouveau internée en clinique psychiatrique.
Norma Jeane est confiée à diverses familles d'adoption et orphelinats sous la tutelle de Grace, une amie de sa mère. Mais lorsque Grace décide de se marier elle délaisse quelque peu Norma Jeane, celle-ci n'ayant pas une enfance très gaie en est très éprouvée. Grace obtient la tutelle officielle de l'enfant et celle-ci vient donc vivre avec elle, son mari et occasionnellement les enfants de celui-ci.


Norma Jeane et sa mère Gladys.

A l'âge de 4 ans.

A 16 ans, Norma Jeane épouse Jim Dougherty un voisin de 5 ans son aîné. Mariage quelque peu "arrangé" par sa tutrice.
La cérémonie à lieu le 19 juin 1942 à 20h30. Norma Jeane entame une vie de femme au foyer, mais la guerre incite son mari à s'engager dans la marine. Elle trouve du travail comme vérificatrice de parachutes à la R. Plane Co.


Norma Jeane et son premier mari, Jim Dougherty.


Ses débuts en tant que mannequin pour
l'agence "Blue Book".

C'est un photographe de l'armée ayant pour consigne de photographier des femmes au travail pour relever le moral des troupes qui la remarque. Elle fait la couverture du magazine "Fank" du 26 juin 1945. Pleine d'assurance et nourrie de rêves de gloire depuis son enfance, elle se présente à l'agence de mannequins d'Emmeline Snively "Blue Book". C'est Miss Snively qui l'incite à se décolorer en blonde pour être plus "attirante". Une carrière de mannequin étant pour elle incompatible avec celle d'épouse, et malgré les réticences de Jim, obtient le divorce qui sera prononcé le 2 octobre 1946.

Dès 1946, elle fait la couverture de tous les magazines ; Miss Snively lui arrange une entrevue avec Ben Lyon le recruteur de talents de la 20th Century Fox qui lui permet de faire un bout d'essai. Le verdict est sans appel : elle est pourvue d'une qualité déterminante, le "sex-appeal". Daryl Zanuck donne l'ordre à Lyon de lui faire signer un contrat. Mais Lyon incite la jeune femme à changer de nom. Il propose Marilyn en hommage à l'actrice Marilyn Miller et c'est Norma Jeane qui propose Monroe le nom de famille de sa grand-mère maternelle (elle n'accepta néanmoins d'en faire son nom légal que 7 ans avant sa mort).

Elle tourne deux petits rôles pour la Fox mais son contrat n'est pas renouvelé. Elle signe alors un contrat d'essai de 6 mois avec la Columbia où elle joue quelques rôles secondaires dans des films de série B. Pendant ce temps elle prend des cours d'art dramatique et de diction. La Columbia ne renouvellant pas son contrat, Marilyn se trouve au chômage.
Elle accepte alors de poser pour de nombreux reportages photographiques notamment avec Tom Kelley qui réalisera le fameux calendrier scandale ou elle pose nue.

En 1950, Groucho Marx l'engage pour le film "La pêche au trésor" car selon ses dires "elle a le plus beau cul de la profession !"
Depuis quelques mois, elle vit avec Johnny Hyde un agent important et fortuné qui veut l'épouser et en faire son héritière mais elle ne veut pas en entendre parler. Il arrive quand même avant sa mort à faire engager Marilyn pour le film de John Huston "Asphalt Jungle". A la sortie du film c'est un gros succès personnel pour Marilyn. La M.G.M. est submergée de courrier à son sujet mais lui refuse un contrat. La Fox l'engage. Sa carrière est lancée. C'est alors qu'éclate le scandale du calendrier (en 1952). La Fox affolée demande à sa vedette de nier qu'il s'agit d'elle. Marilyn refuse et s'explique publiquement. "J'avais besoin d'argent" dira-t-elle. Début 1952, tournage de "Troublez moi ce soir" , son premier grand rôle, puis de "Chérie je me sens rajeunir" où elle sera pour la première fois en blonde platine, sa nouvelle image et marque de fabrique. Autres films marquants : "Niagara" puis "Les hommes préfèrent les blondes" pour lequel elle est payée environ 15 000 dollars alors que sa partenaire du film, Jane Russel, reçoit dix fois plus. Après ce film, les deux actrices sont appelées à marquer de leurs mains et chaussures le trottoir en face du Grauman's Chinese Theater , près du célèbre Walk of Fame sur Hollywood Boulevard. En 1953, avec le film "Comment épouser un millionnaire", elle touche maintenant 1 500 dollars par semaine alors que des stars n'ayant pas son aura auprès du public en sont à environ 5 000, voire 10 000.

Début 1952, elle rencontre Joe DiMaggio, idole du base-ball. Ils se marient le 24 janvier 1954, mais Joe ne supporte pas le succès de Marilyn, le regard des hommes sur elle, ses décolletés et ses jupes moulantes, le divorce est prononcé le 27 octobre 1954. La légende raconte que le tournage de la comédie "Sept ans de réflexion" en 1955 , où l'on voit la robe de Marilyn soulevée par une aération de métro, serait à l'origine de son divorce d'avec DiMaggio, union qui n'aura durée que huit mois. Pendant les prises de vues de ce film, celle-ci se montre capricieuse : souvent malade ou en retard, ses problèmes de couple prennent vite le pas sur son travail. Mais ces difficultés ne l'empêchent pas de s'amuser de son image de femme fatale, comme en témoigne ses concerts en Corée pour les troupes américaines en faction, qui font d'elle à l'époque la pin up préférée des américains.


Marilyn avec son deuxième mari, Joe Di Maggio.

Elle entreprend alors de soigner son image de marque et part à New York suivre les cours de l'"Actors Studio" dirigé par Lee Strasberg. Elle y recueille beaucoup de satisfactions et de gratifications tant elle se montre bonne élève.

Elle enregistre des chansons pour la diffusion sur vinyles par la RCA.
A l'époque, on la voit beaucoup au bras de Marlon Brando et c'est aussi à cette période que s'amorce sa relation avec Arthur Miller. Auteur dramatique, marié et père de 2 enfants, celui-ci obtient le divorce d'avec sa femme le 11 juin 1956 et épouse Marilyn le 29 juin 1956 (mariage civil). Le 1er juillet a lieu une cérémonie juive traditionnelle, Marilyn s'étant convertie au Judaïsme. Toujours en recherche d'une "vraie" famille, elle s'intègre totalement à la cellule familiale de Miller, ses 2 enfants et ses parents.
L'été 1956 passé à Amagansett fut l'époque la plus heureuse de la vie de Marilyn. En Juillet elle se découvre avec joie enceinte mais c'est un bonheur de courte durée car il s'agit d'une grossesse extra-utérine qu'il faut interrompre au grand désespoir de Marilyn qui sombre dans la dépression. A deux reprises on la sauve d'overdoses de barbituriques.
Le métier d'écrivain de Miller l'oblige à une certaine solitude qui au début, semble convenir à Marilyn, mais à la longue, l'isolement lui pèse et Miller insiste pour qu'elle accepte le tournage de "Certains l'aiment chaud". Sur les plateaux de cinéma elle agace tout le monde par ses caprices et aussi ses nombreux retards.
Fin décembre, elle fait une fausse couche et même le triomphe du film ne la sort pas de sa déprime.
Son couple se détériore. Pendant le tournage du film "Le milliardaire" le bruit court d'une idylle entre Marilyn et Yves Montand.
Pendant le tournage du film "Les désaxés" spécialement réécrit par Miller pour Marilyn, les relations du couple vont de mal en pis. Ils se séparent en novembre 1960. Le divorce sera prononcé le 20 janvier 1961. Suit alors une longue période de dépression, séjours en clinique, abus d'alcool et de médicaments.

Marilyn et son troisième époux Arthur Miller.

Début 1962, Marilyn à (probablement) une liaison avec Robert Kennedy. Cela semble lui remonter le moral, elle entame le tournage d'un autre film. Il est fort probable qu'elle ait eu aussi une liaison avec le Président Kennedy. Paradoxalement, après sa mort, on trouvera une lettre inachevée adressée à Joe DiMaggio dans laquelle elle lui fait part de son intention de se remarier avec lui...

En mai 1962, elle est conviée à chanter "Happy Birthday" au Madison Square Garden pour l'anniversaire du Président Kennedy. Mais elle l'interprète à sa manière en chantant, susurrant, haletant... Ce à quoi le Président a répondu : "Après d'aussi douces paroles, je peux prendre ma retraite".

Le tournage de "Quelque chose doit craquer" est interrompu en juin 1962, Marilyn étant trop épuisée physiquement ne peut continuer. Elle sera contrainte ainsi que Dean Martin son partenaire (qui prend sa défense) à payer des dommages et intérêts à la Fox pour rupture de contrat.

Le matin du 5 août 1962, on découvre Marilyn morte à l'âge de 36 ans à son domicile. Officiellement l'enquête conclut à un suicide, mais saura-t-on jamais ce qui s'est réellement passé? Plusieurs thèses sur les origines de sa mort ont été avancées : selon le grand romancier américain Norman Mailer , Marilyn aurait été victime d'un complot ourdi par le F.B.I. et la C.I.A. dans le but d'accumuler des preuves contre les Kennedy. L'écrivain en fait la première victime d'une série d'assassinats politiques incluant les Kennedy, Malcom X et Martin Luther King.
Le rapport du médecin-légiste de Los Angeles parle de suicide probable dû à une overdose de barbituriques.
Selon Anthony Summers , qui enquêta sur sa mort, à tous les échelons des intimes et du pouvoir (Robert Kennedy, alors ministre de la Justice, était, dit-on, l'amant de l'actrice), on s'employa à faire du suicide volontaire ou involontaire de Marilyn quelque chose d'inévitable.
D'après Donald Spoto , l'un de ses biographes, Marilyn est décédée à la suite d'une erreur médicale. On lui aurait administré un lavement à l'hydrate de chloral (le chloral lui permettait de dormir) alors qu'elle avait absorbé, préalablement, du Nembutal. Le mélange de ces deux substances peut, paraît-il, s'avérer fatal.

Le corps de Marilyn repose à Los Angeles, au cimetière Westwood Memorial Park, où se trouvent également les tombes d'une trentaine d'autres célébrités.

 

FILMOGRAPHIE SELECTIVE

1948 - Scudda hoo ! scudda hay ! (E Hugh Herbert)
1948 - Dangerous years (Arthur Pierson)
1948 - Ladies of the chorus (Phil Karison)
1950 - La pêche au trésor (David Miller)
1950 - Le petit train du Far West (Richard Sale)
1950 - Quand la ville dort (John Huston)
1950 - Eve (Joseph L. Mankiewicz)
1950 - The fireball (Tay Carnett)
1950 - Right cross (John Sturges)
1951 - Hometown story (Arthur Pierson)
1951 - Rendez moi ma femme (Harmon Jones)
1951 - Love nest (Joseph Newman)
1951 - Let's make it legal (Richard Sale)
1952 - Le démon s'éveille la nuit (Fritz Lang)
1952 - Cinq mariages à l'essai (Edmond Goulding)
1952 - Troublez, moi ce soir (Roy Baker)
1952 - Chérie, je me sens rajeunir (Howard Hawks)
1952 - La sarabande des pantins (Henry Koster)
1953 - Niagara (Henry Hathaway)
1953 - Les hommes préfèrent les blondes (Howard Hawks)
1953 - Comment épouser un millionnaire (Jean Negulesco)
1954 - Le rivière sans retour (Otto Preminger)
1954 - La joyeuse parade (Walter Long)
1955 - Sept ans de réflexion (Billy Wilder)
1956 - Arrêt d'autobus (Joshua Logan)
1957 - Le prince et la danseuse (Laurence Olivier)
1959 - Certains l'aiment chaud (Billy Wilder)
1960 - Le milliardaire (George Cukor)
1962 - Les désaxés (John Huston)
1962 - Quelque chose doit craquer (film inachevé, George Cukor)

 


Extrait de "La rivière sans retour".

 


Extrait de "Certains l'aiment chaud".


AFFICHES DE FILMS