PORTRAITS

"Formé à la célèbre école de l'Actors Studio, Marlon Brando inventa, sinon une autre façon de jouer, du moins une autre manière d'être devant la caméra. Plus proche, plus vrai, sans carapace. De ses débuts avec Elia Kazan à son fabuleux come-back avec Coppola dans "Le Parrain", Brando a fait preuve d'une audace et d'une puissance de jeu que tous les acteurs du monde continuent de lui envier". STUDIO MAGAZINE

"Marlon Brando n'est pas qu'un acteur, c'est un mythe. Une icône du septième art à l'instar de Marylin, Louise Brooks et James Dean. Son extraordinaire présence, sa voix grave, son regard hypnotique donnent à ses dialogues des parfums d'incantations, à ses films des allures de testaments bibliques. Son look, son allure, sa beauté ont été des standards d'une époque. Il est un exemplaire unique, un comédien à la gueule de Commandeur, qui n'a jamais fait du cinéma en jouant des rôles, en faisant semblant d'être un autre mais en incarnant des personnages, physiquement et mentalement". ECRAN NOIR.FR




 

SCENES DE FILMS


Un tramway nommé désir

L'équipée sauvage

Sur les quais


Le bal des maudits

La vengeance aux deux visages

Les révoltés du bounty

La poursuite impitoyable

Viva Zapata

Reflets dans un oeil d'or


The score


Le parrain


Apocalypse now


BIOGRAPHIE


Marlon Brando Jr est né le 3 avril 1924 dans une famille modeste d'Omaha (Nebraska), d'une mère actrice dépressive et alcoolique et d'un père commerçant "coureur de jupons", selon Marlon lui-même.


Marlon Brando, alors élève d'une école militaire.


Marlon et son père Marlon Sr.

A la suite de son renvoi d'une école militaire, il intègre l'Actor Studio de New York. Sous la direction de Lee Strasberg. Il développe ses capacités d'acteur et devient un inconditionnel de la méthode de Konstantin Stanislavsky. Au départ, il joue énormément au théâtre mais refuse les propositions des studios hollywoodiens. En 1950, il interpréte un infirme de guerre dans C'étaient des hommes. Signe de son perfectionnisme, il passe de nombreux mois dans un hôpital militaire pour rendre son interprétation convaincante.

L'adaptation pour le cinéma d' Un tramway nommé désir par Elia Kazan, lance sa carrière. Deux ans plus tard, il tourne à nouveau pour le réalisateur dans Viva Zapata ! Ce cinéaste lui offre certains de ses meilleurs rôles comme Sur les quais pour lequel il remporte un Oscar. Son personnage dans L' Equipée sauvage fait de lui l'icône de toute une génération. Il s'illustre dans différents registres comme le péplum avec Jules César ou la comédie musicale avec Blanches colombes et vilains messieurs tous deux orchestrés par Joseph L. Mankiewicz. Son jeu et sa beauté impressionnent les professionnels et le public.

Récompensé par l'Oscar du Meilleur Acteur pour son rôle dans "Sur les quais" en 1955.

A partir des années 60, Brando s'aventure dans des projets de plus en plus risqués. Il s'essaye à la réalisation avec La Vengeance aux deux visages qui est un gouffre financier. Il joue dans Les Révoltés du Bounty qui connaît de nombreuses difficultés. Les sujets trop hardis de ses longs comme La Poursuite impitoyable et Reflets dans un oeil d'or qui traite de l'homosexualité, inquiètent les financiers. Mais, c'est surtout son caractère insupportable, en particulier sur les tournages de Queimada ou Le Corrupteur, qui va le mettre à l'écart.

Marlon Brando, réalisateur, sur le tournage du film "La vengeance aux deux visages".

En 1972, alors qu'il est devenu "persona non grata", Francis F. Coppola contre toute attente le rappelle. Son rôle de Vito Corleone dans Le Parrain va le faire renaître. Le personnage ne s'est pas pour autant assagi. Il refuse l'Oscar pour ce rôle afin de contester contre le massacre des indiens perpétré par l'Etat américain. Puis, il joue dans le scandaleux Le Dernier Tango à Paris. Il exige des cachets exorbitants, c'est ainsi qu'on le voit apparaître dans Superman I, ou dans Apocalypse Now. Las des vicissitudes hollywoodiennes, il s'exile sur une île du pacifique pendant 10 ans. Cette île portant le nom de "Tetiaora" est un atoll situé à environ 15 kilomètres au nord de l'Ile de Tahiti. Marlon Brando a acquis un bail de 99 ans pour ce coin de paradis auprès du gouvernement polynésien.

L'atoll de Tetiaora.

A la fin des années 80, Brando vit une véritable tragédie avec le suicide de Cheyenne, sa fille, à la suite du meurtre de son amant par son demi-frère Christian. Les dépenses liées aux procès de ses sombres histoires le poussent vers les caméras. Fini le temps des chefs-d'oeuvres, c'est un Brando obèse et fatigué qui fait son retour. Plus que jamais, il court le cachet comme avec Premiers pas dans la mafia, et L' Ile du docteur Moreau. Il apparaît dans The Brave, la première réalisation de Johnny Depp. On ne retiendra de son retour au cinéma que son interprétation dans Une saison blanche et seche.

Sa fille Cheyenne, seul témoin du meurtre de son amant a été inculpée en juillet 1990 à Papeete (Tahiti) de complicité d'assassinat. Elle avait été laissée en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la Polynésie française. Cinq ans plus tard, en avril 1995, après plusieurs séjours dans des hôpitaux psychiatriques, Cheyenne se suicidait près de Papeete en se pendant, ajoutant un peu plus à la tragédie familiale.
Avec son fils Christian, condamné à 10 ans de prison en 1991 pour le meurtre de l'amant de sa demi-soeur Cheyenne.

Sa vie familiale a toujours été mouvementée depuis sa naissance. Il a eu en tout une dizaine d'enfants, issus de plusieurs mariages et relations.

En compagnie d'Anna Kashfi, une des ses nombreuses épouses, la mère de Christian.
En compagnie de Tarita, une de ses épouses, la mère de sa fille Cheyenne.

En 2001, on le voit dans The Score avec Edward Norton et Robert De Niro. Plus qu'excentrique, certains témoins du tournage affirment que son comportement était anormal. Ces dernières années, il vivait seul et endetté (dettes s'élevant à 20 millions de dollars) dans sa maison de Mulholland Drive à Los Angeles, ressemblant de plus en plus au personnage désespéré du colonel Kurtz perdu dans la jungle vietnamienne qu'il avait interprété dans "Apocalypse Now".
Marlon Brando, l'un des plus grand acteur qu'Hollywood ait connu est décédé le 1er juillet 2004 à l'âge de 80 ans d'une maladie pulmonaire.

Marlon Brando c'est aussi la naissance cinématographique du tee-shirt blanc moulant, jusqu'ici considéré comme un dessous masculin intime, que Marlon sort du placard et exhibe dans tous ses états : déchiré et décolleté pour mieux mettre en valeur ses dorsaux. Jamais Hollywood n'était allé si loin dans la démonstration d'un érotisme masculin.


FILMOGRAPHIE SELECTIVE


1950 - C'étaient des hommes (Fred Zinneman)
1951 - Un tramway nommé désir (Elia Kazan)
1952 - Viva Zapata ! (Elia Kazan)
1953 - Jules César (Joseph Mankiewicz)
1954 - L'équipée sauvage (Benedek)
1954 - Sur les quais (Elia Kazan)
1954 - Désirée (Koster)
1955 - Blanches colombes et vilains messieurs (Joseph Mankiewicz)
1956 - La petite maison de thé (Anthony Mann)
1957 - Sayonara (Logan)
1958 - Le bal des maudits (Edward Dmytryk)
1959 - L'homme à la peau de serpent (Sidney Lumet)
1961 - La vengeance aux deux visages (Marlon Brando)
1962 - Le vilain américain (Englund)
1962 - Les révoltés du bounty (Lewis Milestone)
1964 - Les séducteurs (Lévy)
1965 - Morituri (Wicki)
1966 - La poursuite impitoyable (Arthur Penn)
1966 - L'homme de la Sierra (Sydney Furie)
1967 - Reflets dans un oeil d'or (John Huston)
1967 - La comtesse de Hong Kong (Charles Chaplin)
1968 - Candy (Marquand)
1969 - Queimada ! (Pontecorvo)
1969 - La nuit du lendemain (Cornfield)
1972 - Le corrupteur (Winner)
1972 - Le parrain (Francis Ford Coppola)
1973 - Le dernier tango à Paris (Bernardo Bertolucci)
1976 - Missouri Breaks (Arthur Penn)
1978 - Superman (Richard Donner)
1978 - Apocalypse Now (Francis Ford Coppola)
1980 - La formule (Avidsen)
1989 - Une saison blanche et sèche (Palcy)
1990 - Premiers pas dans la mafia (Bergman)
1992 - Christopher Columbus : The Discovery (John Glen)
1995 - Don Juan DeMarco (Leven)
1996 - L'île du Docteur Moreau (John Frankenheimer)
1997 - The Brave (Johnny Depp)
2001 - The score (Frank Oz)



Extrait de "Un tramway nommé désir".


Extrait des "Révoltés du bounty".

 

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